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L'histoire

Champniers et Reilhac

Le nom de la commune de Champniers-et-Reilhac provient du latin \"campus niger\" qui signifie \"champ noir\", tandis que celui de Reilhac, issu aussi du latin, se réfère à un personnage romain, Régulus.

vue de champniers le soir La commune de Champniers-Reilhac existe sous ce vocable depuis le 7 mars 1806, date de la réunion des deux villages. Reilhac devient alors le chef-lieu de la commune.

A l\'époque gallo-romaine, la voie reliant Périgueux à Poitiers passe à proximité de Reilhac. La découverte, en 1992, d\'une villa à l\'étang des Petits Moulins semble en outre renforcer l\'idée d\'une occupation dès l\'époque romaine.
Au Moyen-Age, Champniers dépend de la châtellenie de Nontron. Il s\'agit d\'une seigneurie importante qui comprend un château et une église.
Reilhac est un préceptorat et une commanderie du Temple au XVème siècle. Malgré cela, elle dépend de la vicomté de Limoges et de la baronnie de Nontron. Reilhac comprend aussi un château et une église de l\'ordre de Malte.

La majorité des constructions des deux bourgs date du XVIIIème siècle, et il faut attendre 1922 pour que la commune soit reliée par un tramway.

La commune est renommée localement pour un fait divers ayant eu lieu en 1820 et au cours duquel un enfant est emporté puis tué par un loup. Au delà de ce triste épisode, la petite commune rurale est riche d\'un patrimoine et de paysages à découvrir. De nombreux moulins à eau témoignent de l\'activité de forges de la région.

Sources :
Hervé Gaillard, Carte Archéologique de la Gaule, la Dordogne
Pierre-Henri Ribault de la Laugardière, Monographie de la ville et du canton de Bussière-Badil


Champniers

Des Chameaux à Champniers la mairie et l'église de Champniers Vue de l'ancien lac communal le soir.

Le Château

Construit au XIVème siècle et détruit partiellement au XXème, le château de Champniers se situe dans le bourg, à proximité de l'église. Ancien château fort, il reçoit des hôtes de marque au cours de son histoire, comme Fénelon en 1687.

Initialement conçu pour être un château fort, le château de Champniers est entouré de fossés. Son histoire est connue depuis le XIVème siècle. Il est l'ancienne demeure des Brunie, des la Porte, des du Lau, des la Ramière.

Le château était encore debout en 1737. L'ensemble repose sur des caves voûtées dont partaient des souterrains, l'un allant vers l'église, l'autre vers le sud. Malgré de nombreuses amputations, la vocation défensive du château est, encore aujourd'hui, évidente.
vue de champniers le soir
A l'origine, il présente deux donjons carrés encadrant une haute et courte façade. Le donjon sud est rasé en 1914 par M. Martinot qui le remplace par un pavillon coiffé d'ardoises. Le donjon nord, couronné d'un toit pyramidal en ardoises, est décoiffé après la dernière guerre et muni de merlons de parpaings. Il était fanqué d'un bâtiment qui a été détruit.


Sources
Jean Secret, Périgord roman, Editions Zodiaque, 1968
Hervé Lapouge, Anciennes Demeures du Périgord, arrondissement de Nontron
Pierre-Henri Ribault de la Laugardière, Monographie de la ville et du canton de Bussière-Badil

Information pratique
Le château ne se visite pas.

L'Eglise Saint Paixent de Champniers

L'église Saint-Paixent de Champniers, du nom du patron du village, fut construite, en granit, au XIIème siècle sur le territoire de l'ancien bourg de Champniers. Elle fut remaniée aux XVème et XVIème siècles.

Vue de l'église de Champniers, devant, le monument aux morts Il s'agit d'une église romane de plan barlong qui, par une adjonction gothique, présente un plan en croix latine. Il ne reste de l'époque romane que la nef d'une travée et le choeur. Le choeur est voûté d'un berceau brisé.
Des chapelles ont été ajoutées au XVème siècle et sont voûtées d'ogives. Des remaniements au XVIème siècle ont conduit à voûter la nef d'ogives et de liernes. La clé de voûte de la chapelle sud-est est aux armes des La Porte. Le portail comprend trois voussures toriques et une sculpture de la fin du XIIème siècle.

L'intérieur de l'édifice conserve une cuve baptismale de plan circulaire et un rétable du XVIIIème siècle.



Sources
Jean Secret, Périgord roman, Editions Zodiaque, 1968
Pierre-Henri de Laugardière, Monographie de la ville et du canton de Bussière-Badil


Reilhac

Vu du village de Reilhac, ancien chef lieu de la commune en 1806. La commune s'appelait alors Reilhac et Champniers. Au premier plan, on voit une haie, un peu plus loin, on distingue des champs.au fond, on voit le village de Reilhac. Vue du clocher de reilhac au fond. au premier plan on voit la fin d'un champs de maïs. On peut aussi facilement voir le panonceau de signalisation de l'entrée dans le hameau. Vue actuelle du chateau de reilhac, les volets blancs sont clos. Devant la batisse, un grand terrain plien de gazon. Le toit est fait de de petites tuiles, tradition de la région.

Le chateau

Construit entre 1667 et 1673 sur l'emplacement de l'ancienne maison du Temple, le château est situé près de l'église Saint-Paul de Reilhac.

Il est l'ancienne demeure des Roux de Lusson, des Solms et des Hivonnait.

Vue du chateau de Reilhac depuis le nord ouest. Le village de Reilhac ne comptait que peu d'habitants, et hormis le château et l'église, on ne pouvait y voir que des maisons de cultivateurs et de colons.

Sources
Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, Editions Sud-Ouest, Bordeaux, 1996
Pierre-Henri Ribault de Laugardière, Monographie de la ville et du canton de Bussière-Badil


Information pratique
Le château ne se visite pas.

L'Eglise Saint-Paul de Reilhac.

Construite au XIIème siècle, en granit gris, l'Eglise Saint-Paul de Reilhac est d'origine templière et présente un plan rectangulaire. Elle adopte un style caractéristique des églises rurales du limousin. Elle comporte une nef de trois travées, suivie d'un choeur sous coupole à pendentifs et d'une abside semi-circulaire. La voûte en berceau s'est écroulée. L'avant-choeur est éclairé par des baies-meurtrières tandis que l'abside est décorée de quatre arcs. Le clocher, de type nontronnais, comprend un étage décoré d'une arcature aveugle.
Vue des cinq arches de la porte d'entrée de l'Eglise St-Paul de Reilhac. Eglise romane de style limousin édifiée par les templiers.
Le portail, quant à lui, est de type limousin et comporte cinq voussures ornées de tores. Il est surmonté d'une corniche à modillons sculptés. Son état roman est donc quasiment initial, mais son état mérite une action de sauvegarde.

L'église conserve une cuve baptismale polylobée ainsi qu'une fontaine de dévotion païenne christianisée. Elle est classée monument historique depuis 1965.


Sources
Jean Secret, Eglises du Périgord, Nouvelles Editions Latines, Paris
Jean Secret, Périgord roman, Editions Zodiaque, 1968
Romefort, Reilhac, extraordinaire vision du Moyen-Age, périgord Magazine, mars 1967, n°7